Comment reconnaître un traducteur professionnel

27 janvier 2015
(L’usage du masculin a pour seul but d’alléger le texte.)

Il ne faut pas sous-estimer l’épithète professionnelle dans l’expression traduction professionnelle. Ça peut paraître anodin, mais il y a tout un univers – que dis-je, un dictionnaire! – de différences entre le traducteur et le traducteur professionnel. Je m’explique.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=7mBN33gt9OM

Source : https://www.youtube.com/watch?v=7mBN33gt9OM

Dans Combien coûte la traduction? Faites le calcul!, j’exposais en quoi consiste la traduction professionnelle et ce que vous devriez payer si vous ne voulez pas vous laisser abuser. J’aurais dû préciser que vous pouvez vous laisser abuser en payant trop cher, mais aussi en ne payant pas assez cher. Si c’est votre cas, il y a de fortes chances que votre fournisseur soit un simple traducteur, et non un traducteur professionnel.

Le titre de traducteur n’est pas protégé, de sorte qu’il peut paraître difficile de distinguer le traducteur professionnel du traducteur non qualifié. Si l’âge n’a pas grand-chose à y voir, voici quelques commentaires souvent entendus qui vous mettront sur la bonne piste.

Le traducteur professionnel ne dira pas :

  • « Je traduis de l’anglais au français et du français à l’anglais. » Une telle affirmation ne ment pas! À de très rares exceptions près, le traducteur professionnel produit des textes dans une seule langue, sa langue maternelle. La maîtrise de cette langue maternelle est d’ailleurs une compétence encore plus importante, à mon avis, que la connaissance de la langue du texte à traduire. 
  • « Je traduis environ 3 500 mots par jour. » Le traducteur professionnel traduit en moyenne entre 1 500 et 2 500 mots par jour. S’il y a urgence, il pourra bien sûr en traduire beaucoup plus en travaillant 15 heures ce jour-là... 
  • « Je traduis tous les genres de textes. » On ne peut pas tout connaître. Un traducteur professionnel se fera un devoir de vous aviser s’il juge le texte que vous lui confiez trop éloigné de son domaine de connaissances.
Le traducteur professionnel dira :
  • « Avant d’accepter le travail, j’aimerais examiner le texte. Est-ce possible? » Il cherche ainsi à s’assurer qu’il a les connaissances nécessaires pour accomplir un travail de professionnel. Il cherche aussi à évaluer le degré de difficulté du document, surtout s’il doit s’engager à accomplir le travail dans un délai serré. Par exemple, la traduction de contenu plus technique nécessite généralement davantage d’efforts que la traduction d’un bulletin de nouvelles générales.
  • « À qui le document est-il destiné? » Le traducteur professionnel voudra savoir qui lira sa traduction parce qu’il traduit différemment un texte destiné aux experts d’un domaine et un texte grand public. Il arrive toutefois que le texte lui-même donne une indication suffisante du lectorat visé.
  • « Avez-vous des préférences en ce qui concerne le style d’écriture ou la terminologie à privilégier? » Si vous faites souvent traduire du contenu, vous souhaiterez peut-être que la traduction s’inscrive dans la continuité, c’est-à-dire qu’elle soit accomplie suivant le même style que par le passé. Par ailleurs, vous aurez peut-être déjà choisi la traduction de certains termes clés qu’il faudra réutiliser par mesure d’uniformité, car traduire un terme différemment d’une page web à l’autre, par exemple, peut semer la confusion chez l’internaute.

Par ailleurs, si vous devez faire signer une entente de confidentialité à votre traducteur, sachez qu’une telle entente n’est pas nécessaire auprès d’un traducteur agréé puisque celui-ci est tenu à la confidentialité selon son code d’éthique – on dirait presque, son code génétique!

Fabien Côté – cote.fabien@trans-it.ca

Les mots vous manquent, le temps aussi?

Obtenez un devis rapidement